lundi 7 mai 2012

Immigration et les idées reçues

Voici un coup de balai sur les idées reçues à propos de l'immigration en vidéo, réalisé par le parti des verts. J'avais déjà fait un article sur les fausses idées sur l'immigration, mais ça passe toujours mieux en vidéo.
1/3 Les pays riches... et toute la misère du monde

Il a peu de migration des pays du tiers-monde vers les pays développés. La migration coûtant cher, ce sont souvent des riches qui migrent. La fermeture des frontières n'a jamais été efficace et les renvois coûtent cher.

A qui sert la politique de renvoi des étrangers ?

  • à l'industrie de la sécurité et aux mafias
  • au politiques qui utilisent la peur de l'étranger pour se faire élire
  • aux patrons qui ont intérêt à précarise les migrants pour leur payer un salaire moins cher

2/3 L'Europe et la France... terres d'asile ?

La France n'est pas un bon pays d'accueil.

3/3 Les migrants... et les caisses de l’État

Les immigrés coûtent 48 milliards d'euros à l’État, mais dans le même temps, ils paient en impôts et cotisations sociales, 60 milliards d'euros. Les immigrés rapportent donc 12 milliards d'euros.

Mais ils étaient régularisés, ils rapporteraient encore bien plus à l'Etat, car ils pourraient faire valoir leurs véritables qualifications. En 2009, au Royaume-Unis, les immigrés régularisés ont rapporté 4,6 milliards d'euros à l’État.

Les immigrés sont une contribution essentielle au régime des retraites. Quelqu'un qui migre d'un pays pauvres à un pays riche est forcément un jeune, car l'âge moyen dans son pays d'origine est forcément très bas : il cotisera donc au régime des retraites. Si c'est un vieux, c'est quelqu'un de très riche, car il a pu se payer des soins très chers durant sa vie. Dans tous les cas, c'est très intéressant de le recevoir.

vendredi 4 mai 2012

L'UMP sort les boules puantes

Voici une vidéo de 2009 que ressort l'UMP à deux jours du scrutin.

La vidéo suivante est envoyé par e-mail, avec comme sujet : "Magouille Mélanchon Hollande ! incroyable ...mais vrai !!!", et comme texte : "Melenchon avoue avoir magouillé les résultats d'une élection en 2009 avec Hollande" (texte reproduit ici avec les fautes d'orthographe).

Je vous la laisse découvrir hors contexte pour que vous jugiez de l'effet produit :

Maintenant le contexte :

http://www.france24.com/fr/20120315-quand-jean-luc-melenchon-temoignait-2009-france-24-darrangements-ps

De quoi s'agit-il ?

Lors du Congrès de Brest du PS de 1997, il s'agit d'élire le premier secrétaire du PS. Mélenchon et Hollande sont candidats.

Certaines sections locales du PS n'ont pas envoyé leurs résultats. Pour d'autres des vices de formes sont constatés (deux envois de procès verbaux avec des résultats différents).

Ou bien ils dénoncent les vices de formes au risque de discréditer le parti, ou bien ils les cachent (ce qu'ils décident de faire car les vices de forme ne changent pas le résultat).

Ceci dit, l'UMP ne fait pas mieux :

http://www.politique.net/2009012101-ump-truque-ses-elections-internes.htm

mercredi 2 mai 2012

Des économistes "neutres" au secours de Nicolas Sarkozy... Vraiment neutres ?

La bonne blague du jour : une lettre ouvertes a été publiée dans le Monde intitulée, "Economistes, sans parti pris idéologique, nous soutenons Sarkozy"

Sans parti-pris ? Vraiment ?

Il est vraie que l'économie, la vraie, est une science qui se contente d'observer et de modéliser. Mais, l'économie est une science dite "molle", car elle repose sur quelque chose de trop peu prédictible : le comportement sociale de l'homme. Dès lors, estimer qu'une politique de gauche ou de droite est meilleur relève entièrement... d'un pur avis politique ! (La boucle est bouclée, qui l'eût cru !)

Il n'y a rien de moins apolitique que l'économiste qui veut influencer le futur : c'est la définition de la politique économique. Le marxisme, le libéralisme économique sont des exemples de philosophies économiques et politiques, et ça fait depuis plus d'un siècle et demi que personne n'a réussi à prouver qu'une philosophie était meilleure qu'une autre.

Le comble de la mauvaise foi étant atteint quand ils se disent à la fois apolitique et s'opposer à la lettre ouverte des économistes de gauche.

Voyons qui sont les auteurs...

Bernard Belloc : ils suffit d'aller sur wikipedia pour voir qu'il est conseiller « Université et recherche » du Président de la République, Nicolas Sarkozy. Il est l'un des principaux réformateurs de l'université.

Marc Ivaldi : un coup de Google permet de voir qu'il était le représentant de Valérie Pécresse, l'actuelle ministre du budget (comme indiqué dans son CV), mais à l'époque ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche. Autant dire qu'il a participé à la reforme des universités.

Philippe Mongin : selon wikipedia, il est membre du conseil d'analyse économique du premier ministre. Il a pris parti pour le "Contrat Nouvelle Embauche" de Dominique de Villepin, qui consistait à payer les jeunes sous le SMIC. Un contournement du SMIC sans le dire. Il a participé à la création du RSA.

Philippe Trainar : il est lui aussi membre du conseil d'analyse économique du premier ministre. L'avantage c'est qu'il a son CV en ligne :-) Il est menbre d'au moins 4 commissions en même temps : Conseil d’orientation des retraites (depuis 2004), de la Commission économique de la Nation (depuis 2005) et du Conseil des prélèvements obligatoires (depuis 2006). Mais il est aussi membre du comité de direction de SCOR (depuis 2006), une société liée aux assurances vie, vieillesse, accident, mais aussi et sans aucun doute aux complémentaires retraite : faire partie du COR qui a conseillé le gouvernement sur la réforme des retraites et d'une société de réassurance, ressemble à du conflit d'intérêt, non ?

Philippe Chalmin : selon wikipedia, il est au conseil d'analyse économique auprès du Premier ministre

Jacques Crémer : il s'est fait allumé par Bluetouff pour sa conception très légère de la vie privée.

David Encaoua : spécialiste de la propriété intellectuel. Il a participé à un rapport du conseil d'analyse économique.

Claude Gamel : conseiller régional RPR en 2001

Je compléterai sans doute plus tard pour les autres...

Vu qu'ils ont quasiment tous participé aux réformes citées (RSA, Universités, retraites, crédit impôt recherche...) de la politique économique du gouvernement, ils auraient du mal à se désavouer, maintenant.

On a déjà vu mieux pour un point de vue neutre !

De plus toutes ses mesures ont été critiquées.

Crédit impôt recherche ? attribuée sans réel contrôle ni obligation de résultat, les effectifs de pseudo-chercheurs sont gonflés dans les entreprises l'utilisant. Elle est attribuée à des recherches qui auraient de toute façon été menées, quand ce n'est pas détourné par les sociétés de service informatique pour rentabiliser les inter-contrats pendant qu'ils ne font rien.

Universités ? Une volonté de transformer les universités françaises en universités anglosaxones. Un modèle qui avantage les plus fortunés ou qui soumet à la dette les futurs diplômés.

Les retraites ? La réforme qui a suscité parmi les plus grosses manifestations de l'histoire française. Il n'y a que Nicolas Sarkozy pour se répéter tout le temps qu'elle n'a pas existé.

Le RSA ? Il pousse à accepter des emplois à temps partiel. Le projet d'obliger à avoir un temps de travail minimum pour toucher le RSA voulu par le gouvernement est inapplicable dans bon nombre de cas. Le chômage est plus souvent subi que voulu, notamment chez les malades de longue durée (cancer, sida), les femmes ne pouvant faire garder leurs enfants, etc. La manière dont est mise en place le RSA part du mythe libérale du chômage volontaire, le mythe de l'"assistanat".

HADOPI ? Une haute autorité, dont l'impact reste à démontrer. D'ailleurs, l'absence d'impact de la fermeture de MegaUpload démontre l'inutilité des politiques anti-piratage.

Le grand emprunt, qui s'appelle maintenant "les Investissements d’avenir" ? Owni indique qu'aucun contrôle n'a été mis en place. Il a servi à financer des projets déjà prévus avant sa mise en place, au financement prévu par ailleurs, non prévu voir même annulé précédemment. Le grand emprunt est un montage servant à contourner le contrôle de l'assemblée nationale et éviter tout débat sur les universités.

lundi 30 avril 2012

Les 10 messonges des pro-ACTA

Vous ne connaissez pas l'ACTA ? En français "Accord Commercial Anti-Contrefaçon" (ACAC) en anglais "Anti-Counterfeiting Trade Agreement" (ACTA) est un accord commercial international. Toutes les deux semaines des anti-ACTA se réunissent dans toutes les villes d'Europe pour inciter le parlement européen à rejeter cet accord.

La propriété intellectuel touchant de nombreux domaines (et devenant de plus en plus oppressante) de nombreux associations civiles et civiques incite à rejeter se texte : les propriétés intellectuelles touchent les œuvres artistiques (et industrielle hollywoodienne, et musicale), les médicament, les semences agricoles, les pesticides. Ce sont donc des associations comme ACTA, la quadrature du net, les verts qui se mobilisent contre cet accord.

Mais voilà que la commission européenne (qui réunit les ministres de chaque pays, que des non-élus d'ailleurs) nous sortent un document intitulé "10 mythes sur l'ACTA".

Pour qu'il n'y ait pas d’ambiguïté, voici le texte en français de l'ACTA.

Liste des mensonges avancés par la commission pour contrer les "mythes" :

  1. L'ACTA n'était pas secret et il est de coutumes que les négociations soient secrètes
  2. L'ACTA ne demande pas de durcissement des lois
  3. L'ACTA n'est pas déséquilibré du côté des détenteurs de propriété intellectuelle
  4. L'ACTA ne limitera pas les droits fondamentaux
  5. L'ACTA n'empêchera pas le commerce des médicaments génériques
  6. L'ACTA n'imposera pas la réponse graduée à la HADOPI
  7. L'ACTA ne nécessite pas la création de nouvelle loi pénal
  8. L'ACTA sera imposé au tiers-monde par l'incorporation de closes lors d'accord avec les pays du tiers-monde
  9. Il est normal que l'ACTA ait un si large spectre d'application
  10. Il est normal que l'ACTA n'ait pas été négocié au niveau de l'OMC ni de l'OMPI

L'ACTA était un accord secret

Tout dépend ce qu'on appelle "secret". Effectivement, tous les gouvernements et les sociétés qui ont été consultées étaient de fait au courant. Mais tous les participants devaient signer un accord de non divulgation au public. C'est bien ce qui s'appelle secret, non ?

Les négociateurs se réunissaient dans des salles qui avait été réservées sous de faux noms de congrès.

C'est wikileaks qui a révélé au grand public l'existence d'un tel accord. Ce n'est que grâce à eux que le contenu et le but du projet d'accord a été connu.

Effectivement, malgré tous les efforts pour le garder secret, le projet est devenu public. C'est ainsi que l'assemblée européenne a pu voter une résolution pour indiquer au négociateur qui agissait au nom de l'Europe, ce que l'assemblée européenne voulait. Ne vous en fait pas : il n'en a pas tenu compte. Mais ce n'est pas grâce aux instigateurs des négociations que le projet est devenu public.

Il est effectivement de coutume que des accords militaires soient secrets de par leur nature. Mais pas un accord commercial, surtout quand il touche à des droits civiles fondamentaux, comme je vais l'expliquer.

L'ACTA implique le durcissement de lois existantes

En gros, la commission nous explique que l'ACTA ne sert à rien. Dans ce cas, pourquoi les lobbyistes poussent autant un accord qui ne servirait à rien. Je leur revois l'argument : dans ce cas, ne le signons pas vu que ça ne sert à rien.

Mais il ne faut pas aller loin dans la lecture de l'accord, pour sentir qu'ils se moquent de nous. Après un premier article avec un seul paragraphe, le deuxième article dit, dès le premier paragraphe : "Une Partie peut prévoir dans sa législation des moyens de faire respecter les droits de propriété intellectuelle[...]. Chaque Partie est libre de déterminer la méthode appropriée pour mettre en œuvre les dispositions du présent accord dans le cadre de ses propres système et pratiques juridiques."

Vous me direz que le "peut" semble peu contraignant, mais la phrase suivante est limpide : "si ce n'est pas par la loi, faites autrement du moment que c'est imposer à votre peuple".

L'ACTA est déséquilibré en faveur des sociétés qui usent et abusent de la propriété intellectuelle

Le libéralisme économique avantage fatalement les plus gros acteurs d'un secteur.

Contrairement à ce qu'affirme certains lobbyistes, il s'agit bien de libéralisme. Il s'agit d'uniformiser une vision de la propriété intellectuel qui va fluidifier les échanges mondiaux sur la propriété intellectuelle.

Car le libéralisme économique, ce n'est pas l'absence de règles comme certains veulent le faire croire ; le libéralisme économique, c'est d'abord une forte mise en application des notions de propriété. Ensuite, c'est une uniformisation des produits et des réglementations pour facilité les échanges. Enfin, une absence de taxation, lors des échanges.

L'ACTA répond à ces critères.

Note : je ne dis pas que le libéralisme, c'est bien ou mal, mais que les pro-ACTA et les pro-HADOPI mentent quand ils disent qu'ils combattent le libéralisme.

Mais les mesures libérales ont ceci de particulier : elle avantage fortement le ou les leaders d'un secteur d'activité.

Or les leaders en matière de musique, de cinéma, de semences agricoles, c'est les États-Unis. En matière de consoles, c'est le Japon. En matière de médicament, c'est plutôt l'Europe. C'est pour ça qu'ils étaient les plus intéressés par cet accord.

L'ACTA part du principe que renforcer la propriété intellectuel est bon pour l'économie. Or l'histoire n'a de cesse de nous rappeler le contraire.

Le piratage a toujours favorisé l'innovation (comme expliqué dans ce recueil de conférences : Fraude, contrefaçon et contrebande, de l'Antiquité à nos jours). Le renforcement des contrôles favorise l'établissement de rentes et l'exploitation de l'acquis au détriment de l'innovation.

Les grands absents lors des négociations, ce sont les consommateurs et les citoyens. De fait cet accord est déséquilibré. Son but est clairement de renforcer l'économie de la rente et d'éliminer la concurrence, au détriment des droits des consommateurs et des citoyens.

Par mesure de cosmétique, ils ont ajouté de ci de là des rappels qu'ils ne faut pas porter atteinte aux droits fondamentaux ; à se demander s'ils ne demandent pas du pied à changer ces droits au besoin. En tout cas aucune mesure ne vise à augmenter les droits des consommateurs. Rien sur le droit à la copie privée, rien sur la vente d'occasion de licence essentiellement logiciel.

Voici un exemple parmi tant d'autre d'oublis qui montrent le déséquilibre de l'accord : je suis une société qui utilisait Oracle (ou Microsoft, ou autre chose). J'ai une licence qui se termine dans 2 ans, mais j'ai décidé de changer de solution de gestion dans mon entreprise. Or la licence ne peut pas être cédée à une autre société dans certains pays d'Europe alors que dans d'autres c'est autorisé.

L'ACTA limitera les droits fondamentaux

Dans la quatrième page de l'ACTA, qui affiche les intentions de l'accord, nous lisons : "DÉSIRANT promouvoir la coopération entre fournisseurs de services et détenteurs de droits afin de s'attaquer aux atteintes relatives aux droits dans l'environnement numérique;" Dans l'article 27, le paragraphe 4 concerne la communication des coordonnées d'un supposé contre-facteur aux ayant-droits par un FAI ou un autre intermédiaire (e-bay, leboncoin, etc).

L'intention est claire : ils veulent que les FAI (fournisseurs d'accès à Internet, comme Free, Orange, SFR, Numéricable, etc) fournissent directement aux ayant-droits (EMI, Universal, 20th Century Fox, Disney, etc) les coordonnées de n'importe quel abonné, au prétexte qu'il aurait été repéré comme téléchargeant une de leur oeuvre.

Comme le rappelle la cour constitutionnelle française lors du retoquage de la loi HADOPI, comme le rappelle la cours de justice lors de jugements à la demande de FAI, le fait d'imposer des atteintes à la vie privée au prétexte d'atteintes aux droits d'auteurs et à l'évidence disproportionné.

Mais surtout, la droite à l'assemblée européenne a tout fait pour éviter de consulter la CJUE (cours de justice de l'union européenne) qui est chargé de dire si un projet de loi européenne est conforme aux droits fondamentaux. Pourquoi éviter cet avis, s'ils n'y avait rien à craindre de ce côté-là ?

La réponse est qu'ACTA impose une surveillance généralisé d'Internet, alors qu'Internet est utilisé majoritairement pour la vie privée et pour le commerce. Surveiller Internet porte atteinte au secret de la vie privée et au secret d'entreprise qui sont pourtant des droits reconnus comme fondamentaux dans le code des postes, étendus aux télécommunications téléphoniques. Pourquoi instituer une exception sur Internet ?

L'article 27 prévoit aussi des "mesures correctives rapides destinées à prévenir toute atteinte et des mesures correctives qui constituent un moyen de dissuasion contre toute atteinte ultérieure". "Rapides" signifiant à l'évidence "sans juge". Or la seule méthode rapide, est la censure. Le fait qu'aucune méthode de censure ne soit réellement efficace n'est par contre pas abordé. Mais une mesure de censure sans juge est une atteinte aux droits fondamentaux que sont le droit à jugement équitable, le droit à l'information et à l'expression ; ce que rappelle ironiquement le 2éme paragraphe. Du coup, on ne comprend pas de quelles mesures il peut bien s'agir.

Les paragraphe 5 et 6 concerne les DRM et tout autre dispositif anti-copie. Dans les fait, cette mesure légitimise le zonage des jeux, DVD, et des blurays et interdit tout moyen de contournement, même légitime comme la copie privée pour sauvegarde. Il s'agit aussi de mesures anti-puçage et anti-jailbreak, si chères aux hackers.

L'ACTA empêchera le commerce de médicaments génériques

Ici, c'est plus subtil. Le problème vient des pays intermédiaires par lesquels passeront les médicaments. Il suffit qu'un seul pays sur le chemin ne reconnaisse pas le médicament comme un générique, pour donner le droit au propriétaire du médicament non-générique, de le détruire. Or il existe un cas concret où des médicaments contre le sida en provenance d'Inde, à destination de l'Afrique ont été saisis à Amsterdam.

Cet incident a sensibilisé Act-Up contre cet accord.

L'ACTA imposera la surveillance généralisé par les fournisseurs d'accès à Internet

Ils ont absolument voulu mettre en avant 10 "mythes" sur ACTA. Voici l'une des répétitions parmi les mythes.

Comme expliquer plus haut, l'intention de surveillance généralisé est clairement affichée dans les "désirant".

L'ACTA créera de nouvelles lois

Encore un "mythe de remplissage" pour en avoir 10, mais encore plus visible. Si l'accord ne sert à rien, nous pouvons donc le rejeter sans réfléchir.

L'ACTA sera imposé aux pays non signataires

Effectivement, ce n'est pas explicitement marqué dans l'accord. Mais ça s'est toujours passé comme ça. Et pendant ce temps-là, les États-Unis n'ont pas validé les accords de Kyoto. Pourquoi continuer à négocier avec eux quand il y a une distorsion de concurrence ?

L'ACTA aurait-il dû segmenter ses champs d'applications ?

Compte-tenu du but recherché, il n'avait pas intérêt à segmenter, car chaque pays défend son propre secteur. En présentant e tout d'un bloc, chaque partie défend des intérêts locaux. Mais l'Europe sera-t-elle réellement gagnante dans l'histoire ? Va-t-on défendre plus d'intérêts européens que d'intérêts américains ou japonais.

En matière de culture, l'Europe n'a jamais réussi à créer une culture globale à l'Europe. Les seules points de repères culturels communs sont américains ou japonais.

L'ACTA aurait dû être négocié dans des organisations prévues pour

Le pire est que la commission explique elle-même pourquoi elle n'est pas passer par l'OMC (WTO) ou l'OMPI (WIPO) : un accord aussi fort ne serait pas négociable dans ces intenses car trop de pays n'y seraient pas favorables.

Cet accord est donc très injuste et très déséquilibrés envers les pays du tiers-monde. Ce qui confirme les craintes sur les médicaments et tout le reste.

Edition : N'oubliez pas de signer cette pétition;

vendredi 27 avril 2012

Election présidentielle : quelque faits amusants

Voici quelques faits amusant ou hallucinant dans cette campagne.

Dette publique

Nicolas Sarkozy, et ses sbires n'arrêtent pas de dire à tous les vents, qu'avec François Hollande aux commandes, les dépenses vont filer, et que la France va crouler sous les dettes... Et pourtant, cela fait 5 ans que Nicolas Sarkozy nous prouve par ses actes qu'il est un très très mauvais gestionnaire.

Nicolas Sarkozy a été ministre du budget du 30 mars 1993 au 11 mai 1995. Pendant cette longue période, la dette publique est passée de 39% à 55% du PIB.

Nicolas Sarkozy a été ministre de l'économie, du 31 mars 2004 au 29 novembre 2004. Pendant cette courte période, la dette publique est passée de 65% à 66% du PIB.

Nicolas Sarkozy est président de la république depuis le 16 mai 2007. Depuis la dette publique est passée de 64% à 85% du PIB. (La dette publique sur le site de l'INSEE)

Vous me direz, oui mais c'est la conjecture économique. Et pourtant quand Villepin ou Jospin étaient premier ministre, à partir du moment où le budget a été équilibré, il n'est jamais remonté.

Lionel Jospin a été premier ministre de 2 juin 1997 à 6 mai 2002.

1997 59,7%
1998 59,6%
1999 59%
2000 57,5%
2001 57,1%
2002 (1er trimestre) 57,4%

Dominique de Villepin a été premier ministre de 31 mai 2005 à 15 mai 2007.

2005 66,8%
2006 64,1%
2007 64,2%

Oui, on peut stabiliser le budget, à gauche comme à droite. Il suffit d'être rigoureux. Ce que Nicolas Sarkozy n'a jamais réussi à faire !

Cas d'école : la gestion de l’Élysée

A l'arrivée de Nicolas Sarkozy à la présidence, le budget de l’Élysée a augmenté 7 fois plus vite que celui de l'état. Même les députés de droite n'ont pu s'opposer à la mise en place de contrôles plus sérieux sur le budget de la résidence du président. C'est un député PS qui épluche et surveille les excès du président. Par rapport à 2008, les dépenses de l'Elysée ont baissé de 18%.

Voici un article d'OWNI qui résume les dépense de l'Elysée.

Cas d'école : la gestion de la Corrèze

De son côté François Hollande gère plutôt bien la Corrèze. Quand il a repris le département à la droite, les dépenses filaient sans contrôle. Depuis il a redressé la barre est pour la première fois cette année, le budget est équilibré.

Et pourtant, il n'a rien sacrifié. Des tablettes numériques ont été distribués aux élèves des collèges.

Ceux qui soutiennent le "vrai travail", ne travaillent pas...

Voici une réflexion qui avait été déjà faite en 2007, mais qui est toujours valable : ceux qui votent pour Sakozy sont des retraités ou des hyper-riches qui ne travaillent pas !

Une étude des intention de vote du premier tour par tranche d'âge montre que 41% des personnes agés de plus de 65 ans avaient l'intention de voter Sarkozy au premier tour.

Au second tour, François Hollande est en tête dans toutes les tranches d'âges sauf chez les plus de 65 ans.

Une étude des résultat dans les bureau de vote des quartiers les plus riches de Paris, montre que 45,1% des plus riches votent Sarkozy.

Nous sommes en fait à la conjonctions de plusieurs faits exceptionnels. Pour la première fois de l'histoire de la république, il y a plus de retraités qui votent que d'actifs. Les retraités sont maintenant plus riches que les actifs. Les retraités n'ont jamais eu autant de pouvoirs !

Et pourtant, Sarkozy a choisi délibérément d'endetter la France c'est à dire de demander aux générations futures de payer la pension de nos retraités actuels. Sarkozy l'a dit dès le départ : il ne baissera pas les pensions.

Ainsi, ceux qui nous disent "travailler plus pour gagner", ne travaillent pas. Ceux qui veulent la fin des 35 heures, sont des patrons ou des retraités.

Ce qui veulent reculer l'âge de la retraite, y sont déjà. D'ailleurs, ce recul de la retraite est fait progressivement, pour que ceux qui y sont déjà, ne soient pas obligés de retourner au travail.

Ceux qui veulent partir en guerre contre l'assistanat, sont des assistés car ils touchent une retraite ! Ce sont ceux qui ont le plus de dépenses de santé, alors qu'ils ne paient pas de cotisation à l'assurance maladie, mais qui continue à voter pour quelqu'un qui diminue les remboursements et privatise le système de santé (mutuels et cliniques).

mercredi 25 avril 2012

Comment marchent les primaires américaines ?

Ceci est le deuxième article sur les élections américianes. Le premier explique comment le président des Etats-Unis est élu.

Cette fois je vais vous présentez ce qui se passe avant les élections présidentielles : les primaires.

Le système de l'élection du président où un camp emporte tous les grands électeurs d'un état, est un système qui avantage fortement le bipartisme. D'ailleurs vu de la France, la plupart des grands média ne parlent que des deux principaux candidats à la présidence, alors qu'ils sont une dizaine à se présenter. (Comme quoi le débat qui remet en question le système français qui a permis à des candidats folkloriques d'accéder à la candidature présidentielle n'a pas vraiment de sens.)

Il y a beau n'y avoir que deux grands partis en apparence, ces deux grands blocs sont en fait composés de plusieurs mouvances et sous-partis. Plutôt que d'avoir une dizaines de candidats par blocs qui morcelleraient l'électorat, il est plus efficace d'organiser des élections avant l'élection au sein de la droite et de la gauche, pour n'avoir qu'un seul candidat.

Et donc les américains se mangent les primaires quasiment pendant un an et demi avant l'élection effective où ils vont voter, et les média peuvent encore en parler 3 mois après jusqu'à la prise de fonction du nouveau président.

Ils peuvent donc avoir l'impression de se prendre 2 ans d'élection présidentielle : une mime d'or à brasser du vent pour les chaînes d'information.

Voici donc une vidéo qui présente comment se passent les primaires à travers le pays. Vous allez voir, ça n'est pas du gateau. Comme c'est en anglais, vous trouverez la traduction approximative, en dessous.

Les élections primaires permettent aux partis politiques de choisir leur meilleur candidat pour devenir président.

Les partis politiques organisent des mini-élections dans chaque état et le candidat qui a le plus de voix devient officiellement investi de la candidature. Tous les candidats investis de chaque parti s'affrontent alors à l'élection présidentielle.

En fait, l'histoire n'est pas complète. Il y a 5 petits détails qui rendent le processus un peu plus compliqué que ça.

Complication n°1: Primaires et Caucus

Dans chaque état, les chefs locaux des partis décident comment vont se dérouler leur élection. Les deux principaux choix sont une primaire ou un caucus.

Une primaire est simplement une élection standard à bulletin secret. Les électeurs vont aux bureaux de votes quand ils le peuvent, font la queue, choisissent leur vote dans l'isoloir, où ils dessinent une croix sur le bulletin ou appuie sur un bouton et son vote reste anonyme.

Un Caucus est un vote public comme un vote à main levée.

Les gens se rassemblent dans un grand espace, et choisissent littéralement leur camp en allant d'un coté ou l'autre de la salle.

Les gens discutent, et s'il change de bord, ils doivent le faire physiquement en se déplaçant de l'autre côté de la salle.

A la fin des débats, les représentant des partis comptent les personnes dans chaque groupe. Si quelqu'un s'en va trop tôt, sa voix n'est pas comptabilisée.

Voici dans les grandes lignes la description d'une primaire et d'un caucus, mais sachez que des spécificités bien locales peuvent intervenir selon l'état et le parti.

C'est parce qu'il y a 50 états qui ont chacun au moins deux primaires ou caucus pour les grands partis

Parler de toutes les variantes, prendrait beaucoup trop de temps et serait bien trop ennuyeux, surtout qu'il reste encore quatre autres points à couvrir.

Complication n°2: Qui peut voter ?

A l'élection présidentielle américaine, tout citoyen américain de plus de 18 ans peut voter, à condition de ne pas vivre dans les îles américaines (qui n'ont pas le droit de voter pour l'élection présidentielle comme expliqué dans l'article précédent), ni en prison.

Mais les primaires sont des élections à l'intérieur de l'état avec beaucoup de variantes.

La pluparts des états et des partis ne vont laisser voter que les membres officiellement inscrits au parti. Ce sont les primaires fermées.

Mais certains citoyens sont indépendant et ne sont inscrits nul-part. Ils ne peuvent pas voter si l'élection est fermée.

Cetains états utilisent des primaires "semi-fermée", où les indépendants peuvent voter à une et une seule des élections primaires. Les partis permettent cela car à l'élection présidentielle ce sont souvent les indépendants qui font basculer l'élection, donc savoir quel est le candidat qui leur plaise le plus est très util.

Enfin, très peu d'états et de partis utilisent des primaires ouvertes où n'importe qui peut voter.

Mais les élections primaires n'ont pas lieu que dans les états. Elles ont aussi lieu dans le district de Colombia (qui n'est pas un état) et les territoires d'outre-mer (îles américaine) ; ce qui peut sembler bizarre, puisque les territoires d'outre-mer n'ont pas le droit de voter pour l'élection présidentielle.

Enfin, il y les américain vivant à l'étranger : selon le parti, ils peuvent être considérés (ou pas) comme vivant dans un 51ème état.

Savoir quand toutes ces élections au lieu, dépend de la...

Complication n°3 Qui vote quand ?

Les primaires n'ont pas lieu toutes en même temps, mais sont réparties tout au long de l'année. Cela mène à des batailles de poulailler pour savoir qui sera le premier et qui sera bloqué en dernier. C'est inévitable, il y a des dates qui sautent en avant, bien que les chefs nationaux des partis invalident les votes de ces états peu courtois.

Pour la première place, personne ne bat le New Hampshire qui l'a d'ailleurs inscrit dans sa loi : leur primaire doit être une semaine avant toutes les autres.

Ce qui n'est pas un problème tant qu'aucun autre état n'ait la brillante idée de faire la même chose, ce qui mènerait à une boucle infinie dans la loi et un arrêt forcé de la loi.

Mais au fait, l'Iowa fut la première cette année ? Oui, mais New Hampshire les a laissé faire pour deux raisons :

  1. L'élection de l'Iowa est un caucus et donc techniquement parlant, le New Hampshire est toujours le premier état à organiser une élection primaire
  2. Et... le New Hampshire pense que les habitants de l'Iowa sont des imbéciles et qu'ils n'ont aucune importance

Pour sortir du lot, les autres états n'essaient pas de savoir qui sera le premier, mais s'allient pour tenir les élections en même temps et ainsi donner plus d'impact à l'annonce des résultats.

La plus grosse alliance est appelée "Super Mardi", qui peut réunir jusqu'à la moitié de tous les états (moyennant de désaccords ponctuels).

Ce qui nous amène à la :

Complication n°4: des voix qui ne sont pas des voix.

En fait, les électeurs ne votent pas directement pour un candidat.

En fait, ils donnent le droit de vote à un groupe de personnes, appelé délégués, qui vont voter pour le candidat choisi. Enfin, peut-être...

Selon l'état, les délégués peuvent être obligés de voter comme les citoyens l'ont fait, ou ils peuvent être totalement libre de ne pas en tenir compte et de voter ce qu'ils veulent.

Qui sont ces délégués ? Les délégués sont des membres notoires et locaux à l'état du parti, tels que les représentants élus ou des responsables locaux. Plus il y a de citoyens dans l'état, plus il y a de délégués.

Bien après les primaires, quand tous les états ont finis leurs primaires, les délégués se réunissent à la convention nationale de leur parti.

C'est là que le vote officiel pour choisir le candidat à l'élection présidentielle a lieu.

Mais les délégués ne sont pas les seuls à voter.

Complication n°5 les Super-Délégués

Les super-déléguées sont des membres de la direction nationale du parti, tels que des membres du congrès ou des anciens présidents. Ils vont à la convention nationale non pas pour représenter le peuple, mais pour représenter l'ordre établi du parti et peuvent voter comme ils le veulent.

En fonction du parti, les super-délégués peuvent réunir jusqu'à 20% des votants de la convention nationale.

Mais il est courant qu'à la convention tous les candidats sauf un ait capitulé, et que la convention nationale ne serve qu'à valider la candidature. Mais s'il y a toujours plusieurs candidats, ce sont les délégués et les super-délégués qui prennent la décision finale.

Résumons :

Durant toute une année, les états, plus le district de Comlombia, plus les territoires d'outre-mer, plus les américains vivant à l'étranger tiennent des primaires et des caucus. A la fin, les délégués représentant les citoyens vont à la convention nationale. La plupart des délégués sont forcés de voter comme les citoyens de leur état le veulent, mais certains font comme ils veulent.

A la convention nationale, les délégués rencontrent les super-délégués qui représentent les intérêts du parti et ensemble ils prennent la décision finale pour élire le candidat à l'élection présidentielle.

Déjà fatigué ? Ne le soyez pas, car la campagne présidentielle va alors pouvoir commencer.

Bien entendu, vous pouvez vous passer de tout ça et devenir candidat indépendant. Le seul petit problème de cette stratégie est que vous n'avez alors quasiment aucune chance de remporter l'élection.

mardi 24 avril 2012

Le Méga-Plouf du Mega-Procès

Sur mon blog, j'ai déjà parlé de Kim Dotcom, ce mythomane, provocateur allemand, autoproclamé "hacker", mais surtout patron de MégaUpload.

Depuis, mon précédant article, ce clown médiatique s'est fait arrêter par la police néo-zélandaise sur une demande d'extradition des États-Unis. Kim se serait barricadé dans sa "panic-room" lors de l'intervention de la police.

Après s'être fait bloquer tous ses comptes sous ses multiples noms (tous officiels et légaux au passage) à travers le monde, le voilà remis en liberté sous caution.

Entre temps, il devient père de deux jumeaux. Kim, toujours égal à lui-même dans sa finesse, a demandé à ce que le placenta de sa femme soit envoyé à la police scientifique américaine pour analyse ADN. Kim dit qu'il va enregistrer un album de chansons avec ses amis de la méga-song.

Mais voilà que cette arrestation tourne à la méga-clownerie dans l'autre sens. La police néo-zélandaise ne se serait pas annoncée, aurait utilisée une force disproportionnée, ce qui expliquerait pourquoi Kim se serait réfugié dans sa panic-room. La police néo-zélandaise aurait été aidée d'agents du FBI alors qu'ils n'ont aucune autorité sur le sol néo-zélandais. Le mandat d'arrêt et de perquisition n'était pas bon (lien en anglais) ; la police aurait essayé de le changer après coup. Pire, la police a désossé les ordinateurs servant à enregistrer ce que filmaient les caméras de surveillance. Ainsi la défense estime qu'il y a eu dissimulation et destruction de preuves, qui aurait pu lui servir à prouver que l'intervention de la police était disproportionnée.

Coté international, un avocat espagnol a fait savoir qu'il montait un dossier contre les autorités américaines pour avoir mis hors ligne les serveurs de megaupload, alors qu'ils contenaient en toute légalité des données de ses clients.

Du côté américain, les avocats ont découvert qu'aucun acte d'accusation pénale n'a été déposé, ce qui invalide la demande d'extradition. Seul une action au niveau fédéral peut entraîner une demande d'extradition. Une action au niveau d'un seul état ne le peut pas.

Résultat des courses : les serveurs de MegaUpload devraient reprendre du service. Lors de la prochaine négociation prévue le 26 avril, entre les différentes parties du "méga-procès" aux États-Unis. L'accusation ne devrait pas pouvoir empêcher le retour des serveurs.

Si le méga-procès fait un méga-plouf, ce sera une méga-catastrophe en chaîne pour les très rétrogrades défenseurs du droit à la copie. Après la fermeture toute symbolique de MegaUpload, ils avaient menacé plusieurs sites de stockages. Par peur, ils avaient limité leur service.

Sarkozy, perdant une nouvelle fois l'occasion de ne pas l'ouvrir, s'était félicité de la fermeture de MegaUpload et de l'arrestation de Kim. Si les vices de procédures sont confirmés, cela signifie que la France a apporté son soutien à des action illégales en droit néo-zélandais, étasuniens et international : quelle honte pour la France !

A côté de cela, le gros poissons de l'informatique se lancent dans le stockage en ligne des données :

  • à grand renfort de rumeurs, Google devrait bientôt lancer Google Drive : 5 Go gratuit et 100 Go en abonement
  • Microsoft a SkyDrive
  • Dropbox est quasiment celui qui a lancé le concept
  • Apple a iCloud
  • Amazon a Cloud Drive

Mais bientôt, la France aussi aura son cloud, même si j'attends de voire pour y croire... (Comme quoi c'est quasiment devant le fait accompli et après tout le monde que la France se bouge.)

Autres rumeurs qui ajoutent de la suspicion sur les motivations réelle de l'arrestation de Kim :

  • MegaUpload était sur le point de mettre en place une plate-forme de téléchargement qui aurait permis de rémunérer plus directement les artistes, sans passer par les éditeurs de musique
  • MegaUpload était sur le point de rentrer en bourse, ce qui lui aurait conférer une respectabilité ainsi qu'une dissolution des responsabilités légales, qui n'auraient pas plu aux majors du disques et du cinéma