lundi 21 octobre 2013

Anita Sakeezian et Sucker Punch

Voici l'article et la vidéo critiquée ici : Snyder’s Sucker Punch is a Steaming Pile of Sexist Crap

Sucker Punch est sans doute l'un des plus beaux films qu'a pu produire l'industrie du cinéma américain : une très belle esthétique, un scénario plutôt complexe (largement plus complexe qu'un film d'action moyen), et l'exploit de rassembler tous les thèmes populaires des jeux vidéos en un seul film.

D'un point de vue féminisme, dès qu'il y a des femmes dans les premiers rôles les féministes se sentent évidement visée : "un mâle hétéro blanc a essayé de nous séduire, mais nous ne sommes pas dupes". C'est en gros ce que dit Anita.

Il y avait plein de points sur lesquels j'attendais Anita :

  • le viol de la sœur par le beau-père
  • l'héroïne en défendant sa sœur rate misérablement
  • l'héroïne s'imagine comme employée dans un théâtre burlesque remplie de prostituées au temps de la prohibition de l'alcool
  • la bande de filles est conseillée par un homme
  • l'héroïne imagine tout en dansant de manière sexy
  • certaines féministes se sont plaint que l'héroïne ne parle pas avant 20 minutes, alors que je vois ça comme une représentation cinématographique du choc qu'a subi l'héroïne au bout de ces 20 minutes : je trouve ça très bien vu

Elle commence sa rubrique par : "Je ne vais même pas vous ennuyez avec le propos du film car il n'y a pas vraiment d'histoire cohérente."

Ben c'est bien là, le problème : j'aurais bien aimé qu'elle m'embête avec quelques détails, histoire de montrer qu'elle a vu le film et qu'elle a eu un minimum de réflexion dessus. Elle n'aurait pas vu le film, elle aurait dit la même chose.

Pire : elle aurait lu les articles qu'elle met en référence, elle aurait pu faire croire qu'elle avait vu le film. Tout ce qu'elle montre, c'est qu'elle a vu deux affiches avec les noms de deux personnages principaux, et la bande annonce, qui effectivement ne montre aucune histoire cohérente (ce qui en fait une bande annonce excellente, car elle ne révèle absolument rien de l'histoire, contrairement à certaines qui vous donnent l'impression d'avoir vu tout le film, et même la fin heureuse au cas où vous auriez un doute).

Et elle continue : "Et au cas où il y aurait quelques questions, il n'y a rien qui puisse même de loin valoriser les femmes dans ce film."

Même pas le fait que l'un des docteurs est une femme ? Qu'elle se rende compte qu'un de ses infirmiers imite sa signature ? Et dans son imaginaire, cette doctoresse est une chorégraphe à poigne très exigeante. Ou alors le fait que l'héroïne se révolte contre son beau-père qui viole sa sœur ?

La valorisation des femmes passent aussi par la dévalorisation des hommes. Combien d'"hommes jetables" sont tués ? Les méchants ne sont-ils pas des hommes ?

Je passe sur le fait que la valorisation ou la dévalorisation de quelques hommes et femmes dans un film ne signifie pas automatiquement que tous les hommes et les femmes sont forts ou faibles, d'autant que ce film a des hommes forts et faibles, des femmes fortes et faibles.

La mauvaise foi d'Anita se révèle quand elle dit que les héroïnes sont habillé dans le style "sexploitation" c'est à dire "comme des putes". Mais elles sont des putes (du moins dans le monde imaginé par l'héroïne). Elle n'a pas vu le film !

Pointes de génie de Sucker Punch

Les relations payées des prostituées sont suggérés, mais pas filmés. De fait, elle sont tout le temps habillée. C'est effectivement bien vu d'éviter des scènes de sexe gratuite, même que quelques secondes, car ça n'était pas le propos du film.

Même chose pour le viol au début, il est suggéré de loin mais même le début n'est pas réellement mis en scène.

Zack Snyder a réussi à rassembler en un seul film, plusieurs univers fantastiques populaires, ce qui constitue un exploit scénaristique, d'autant que le film ne se base pas sur une autre œuvre existante (BD ou roman).

D'ailleurs, cela représente un anachronisme, car tous ces univers fantastiques ont été popularisés par les jeux vidéo, surtout après 2000 dans leur forme 3D sur les consoles de jeux, alors que le film se passe dans les années 1960.

Au moment d'arriver à l’asile, la chanson qui passe est Sweet Dreams dont l'original est chanté par Annie Lennox du groupe Eurythmics. La caméra s'arrête sur la plaque de l'hôpital qui annonce "Lennox House for mental insane" (Maison Lennox pour les malades mentaux). "Lennox House" est aussi le nom d'une des maisons de production de ce film.

Conclusion

Anita est drôle, car elle fait la critique d'un film qu'elle n'a même pas vu. Elle n'a même pas lu les articles qu'elle met en référence. Cette fille est absurde !

Enfin si ! C'est cohérent, son but est de taper sur le grand film du moment où elle a fait cette vidéo. Elle voulait se faire un nom. Elle affirme être une critique de la pop-culture, alors qu'elle refuse de voire Sucker Puch (rappelons qu'Anita Sarkeezian ne joue pas aux jeux-vidéo). C'est bien là son problème !

dimanche 20 octobre 2013

Anita Sakeezian et les pubs sur les sites de torrents

No Girls Allowed: File Sharing Culture and BitTorrent

Cette fois je vous ai déterré Anita Sakeezian qui se plaint que les publicités sur les sites de peer-to-peer sont essentiellement à caractère sexuel pour les hommes (hétéro et homo).

Selon Anita, c'est fait exprès pour exclure les filles.

Les sites de peer-to-peer ont surtout la réputation de ne pas trop faire attention aux copyrights. Les ayant-droits font tout ce qu'ils peuvent pour harceler les annonceurs sur ces sites afin de leur retirer leur financement.

De fait, ces sites sont obligés d'accepter n'importe quoi. Seuls les annonceurs qui se trouvent expulser des autres sites veulent donc bien acheter de l'espace publicitaire.

S'il avait le choix, il ne présenterait pas ce genre de publicité. Mais ça montre aussi que ce genre de publicité est refusé par les autres sites.

Non, ce n'est pas une volonté d'exclure les femmes de la technologie. Le fait qu'il n'y ait que 3% de femmes dans l'opensource et 13% de femmes chez les contributeurs de wikipedia n'a rien à voir, puisqu'ils n'utilisent pas ce genre de publicité pour se financer. Quel est le rapport ?

Remarquez qu'elle résume le fait d'être "geek" et intéressé par la technologie par le pseudo-tag HTML "</partiarchy>". C'est pire que de l’obsession. C'est clair que la meilleur façon de se faire accepter (en l'occurrence un milieu geek), c'est de rappeler toutes les 2 minutes ses vues politiques...

Elle donne des statistiques qui prouvent que les filles sont moins intéressées par le partage et la technologie et affirme sans preuve le contraire (en accusant entre autre les publicités à caractère sexuel) : elle est très forte.

En tout cas, merci de m'avoir fait rire si fort.

samedi 19 octobre 2013

Anita Sarkeezan : The Manic Pixie Dream Girl

Je n'avais pas vu les anciennes vidéos d'Anita Sarkeezan. Cette fille est tellement obsédée par le patriarcat, que ça en est ridicule. Le potentiel d'en rire est énorme !

La définition d'un trope

Au début de chaque épisode, elle rappelle ce qu'est un trope. Selon Anita, un trope est un modèle de scénario ou de personnage qui "convoit" de l'information au spectateur.

Selon moi, il y a deux types de trope : ceux qui sont fait sciemment par facilité, et ceux qui sont fait inconsciemment mais dont le modèle est reconnu et formalisé plus tard par les critiques.

Dans les deux cas, le fait de vouloir convoyer plus d'informations que celles nécessaire au déroulement de l'histoire est loin d'être évident. Sauf à voir du patriarcat partout...

The Manic Pixie Dream Girl

Tropes vs. Women: #1 The Manic Pixie Dream Girl

Dans cette vidéo, Anita présente le scénario et le personnage récurant de la fille "Manic Pixie". C'est une fille délirante que rencontre le personnage masculin de l'histoire, et qui va lui redonner goût à la vie, ou lui montrer la vie sous un autre angle.

Quelle est l'horreur anti-féministe dans ce scénario ? Le fait que la fille soit un fantasme du réalisateur, qu'elle n'a apparemment pas de métiers, et que son rôle se résume à remonter le moral du personnage principal. Elle renforcerait l'idée que les femmes ne sont faites que pour aider les hommes.

Le scénario repose sur le fait qu'il s'agisse d'une fille unique en son genre qui pour une raison quelconque (voir sans raison) décide d'aider l'autre personnage principal de l'histoire : il s'agit bien d'un cas particulier, une fille bien particulière, une rencontre bien particulière. Eh ben, le sens caché du trope, signifie que TOUTES les filles sont faites pour aider les hommes ?

D'ailleurs, elle explique qu'au début du film Elizabethtown, la petite amie du personnage principale masculin le plaque alors qu'il vient de perdre son boulot. Est-ce que rentre-t-il pas en contradiction avec le fait que le film montre que TOUTES les filles sont faites pour aider les hommes ?

Anita trouve que ça n'est pas réaliste car elle n'a pas de métier ? Mais aucun film ni série n'est réaliste sur ce qui concerne les tracas de la vie quotidienne, car ça n'a aucun intérêt pour l'histoire. Aucun personnage ne bégaie, aucun personnage ne va au WC, aucun personnage n'est montré en train de faire ses comptes, ou payer ses impôts, etc (sauf si ça fait partie de l'histoire).

En rapprochant de la vidéo d'Anita que les demoiselles en détresse :

  • si un homme aide une femme, patriarcat !!! C'est montré que les femmes sont faibles, et ont besoin des hommes.
  • si une femme aide un homme, patriarcat !!! C'est montré que les femmes sont au service des hommes.

Donc le seul moyen de faire un film féministe, serait-il que les personnages masculins et féminins n'est aucune interaction ? Nous aurions deux histoires en parallèle. C'est génial comme concept. (note : c'est ironique)

Anita part ensuite dans une petite discussion sur les muses. Là je ne comprends pas ce qu'il y a de mal.

The Manic Pixie Dream Prostitute

Voici une superbe parodie du concept de Manic Pixie Dream Girl, que j'ai découvert indirectement grâce à Anita :

jeudi 17 octobre 2013

Mar_Lard chez Usul

Je suis tombé sur l'interview de Mar_Lard par Usul.

Usul a un peu bossé le sujet, et n'a pas été très offensif. C'est le dur travail de l'intervieweur : comment critiquer son inviter sans le pousser à bout, et qu'il se sente obliger de partir. Ok, je préfère croire ceci que de me dire qu'il a laissé passer autant d'erreurs dans l'interview. Laissons-lui le bénéfice du doute.

Ce qui est dommage c'est que Mar_Lard ne fait que reproduire la rhétorique des sophistes du féminisme radicale américain. Il est donc très facile de trouver les failles à un discours connu d'avance.

Les différentes formes de féminisme occultées

Un auditeur pose la bonne question : le féminisme américain n'est sans doute pas le même que celui d'Europe (je simplifie la question bien entendu).

Mar_Lard commence par bien réponde : vous êtes convaincu que les hommes et les femmes sont égaux, vous êtes féministes. Nous sommes d'accord.

Mais C'est quelque peu déroutant : vous venez d'apprendre que vous êtes féminisme, mais immédiatement elle présente la théorie du patriarcat, la culture du viol, et la théorie des genres comme la base du féminisme. Si vous n'y croyez pas, vous êtes féministes ou pas ?

La vérité est ailleurs : Mar_Lard ment par omission. Elle oublie de dire qu'il y a plusieurs types de féminismes qui s'opposent sur tous ces sujets.

Il faut l'avouer, les femmes ont déjà obtenu beaucoup d'avantages. Pas assez au goût de certaines, certes, mais les avancées sont indéniables. Il est donc normal de constater que ce sont les formes les plus extrêmes du féminisme qui sont les plus actives actuellement dans nos contrées très égalitaires, et que les autres formes se soient affaiblies.

Les plus extrêmes des féministes ont le haine de l'homme et veulent une forme de matriarcat. Mais comme elles prônent la haine de l'homme, elles n'arrivent pas à concevoir qu'un homme et une femme puissent s'aimer, coucher librement ensemble et se protéger l'un l'autre.

Le déni de la misandrie

Il est vrai que le mot "misandrie" est nouveau pour les américains. Ils ne comprennent pas le principe. Les féministes croient que le concept est un mouvement conscient de tout un groupe, alors que ça désigne l'émotion d'un individu : "sentiment de haine envers les hommes dû au seul fait qu'ils soient des hommes". (Pour ne pas comprendre cela, les féministes radicales sont au mieux des idiotes, au pire de mauvaise foi.)

Pour se défendre, Mar_Lard dit que c'est l'homme et le patriarcat l'oppresseur, et donc ce n'est pas de la misandrie, puisque la raison, c'est l'oppression, pas le fait qu'il soit des hommes. Là, je dis que c'est de la rationalisation.

La rationalisation, c'est le phénomène psychologique qui consiste à essayer de trouver une raison logique à un sentiment préexistant. Le cerveau humain est très fort là dessus. Un exemple connu sont les rires enregistré dans les séries télévisés. Les expériences tentent à montrer qu'en entendant des rires, le spectateur va déclencher un rire. Il aura ensuite tendance à estimer que le gag qu'il regardait été drôle, alors que sans les rires enregistrés, il aura tendance à ne pas trouver drôle le gag. Donc le rire du spectateur est en fait plutôt déclenché par les rires enregistrés, mais le spectateur rationalise en associant ce rire à l'humour de ce qu'il regardait.

Le fait qu'elle se focalise sur le blanc mâle hétéro, aurait tendance à dire que d'une part elle est lesbienne, d'autre par qu'elle déteste les hommes.

Le "blanc", c'est sans doute pour se donner bonne conscience, car je doute que les jeux japonais soient, à la base destiné aux blancs. Et en y réfléchissant bien, on doit pouvoir prouver que la plupart des jeux n'ont pas des protagonistes blancs. "Prey", le héros est un indien. "Assassin's Creed", le héros semble avoir la peau mate. "Prince of Persia" est... perse, non ? Tous les avatars ayant quelques options de personnalisation, proposent de changer la couleur de peau. Etc...

La méta esquive

Pour certaines questions Mar_Lard utilise la "méta"-esquive. C'est à dire qu'un auditeur lui pose une question. Elle fait une remarque "hors cadre", c'est à dire qu'elle prend la position de quelqu'un qui regarde la discussion pour faire une remarque sur la discussion. Mais elle ne revient à la question qui lui était posée.

Par exemple, les auditeurs demandent : "ne trouves-tu pas que le patriarcat est déjà mort ?"

C'est une question forte intéressante, puisqu'elle aurait éventuellement pu mettre en évidence qu'il y a plusieurs définitions du mot patriarcat.

Elle répond (en gros) "Remarquez comme dans les années 50-60, on opposait au féministes qu'il n'y avait pas de problème. Aujourd'hui, on nous dit qu'il n'y a plus de problème. Il y a un glissement intéressant." Et... ? Ben elle n'a pas répondu à la question.

Quand on commence à parler du féminisme radicale, c'est trop compliqué, donc ils n'en parleront pas plus... Il ne manquerait qu'on se rende compte que Mar_Lard emprunte une bonne partie de son discours au féminisme radicale.

Amoindrissement de son propre impact

Mar_Lard dit qu'elle n'a fait qu'un petit article de blog, qu'elle n'a pas tant d'influence que ça, et se demande pourquoi elle attire autant de personnes contre ses idées. De l'autre elle se dit étonné du nombre de lectures de son article et du nombre de réaction.

Si son article de blog n'avait pas été repris et que ces fausses idées n'étaient reprises un peu partout, effectivement il n'y aurait pas lieu d'en parler. C'est justement cette couverture médiatique qui pose problème. L’attitude moutonnière des média fait que plus de monde que prévus ont eu accès aux mensonges du féminisme. Mon but est par mes articles de pointer ces mensonges et les contradictions du discours de Mar_Lard.

Dissertons autour de "Je ne suis pas féministe, mais..."

Pendant un moment, ils discutent du fait que certains disent "je ne suis pas féministe, mais..." suivit d'une phrase féministe. Ce qui montre évidement que celui qui qui ça est en fait féministe.

Ils y étaient presque. Il fait un petit peu dérouler pour arriver à la conclusion, que sans doute il n'y a pas qu'un seul mouvement féministe, que celles qui actuellement parlent au nom du féminisme, ne parlent pas au nom de tous les féminismes mais uniquement pour leur branche du féminisme, et que certaines formes de féminisme n'ont pas la même définition du patriarcat, et ne reconnaissent pas la culture du viol, etc. Un féminisme où l'homme n'est pas sans cesse dénigré, et où il est admis que les femmes puissent tout simplement aimer les hommes (et vice versa).

Mar_Lard analyse, qu'il est presque honteux d'avouer qu'on était féministe. C'est dommage qu'elle n'est pas le recul suffisant pour se rendre compte que certaines idées du féminisme radicale ont une base fausse, que certaines féministe sont de pures misandres, et que le fait de faire croire que cette forme de féminisme biaisé et LE féminisme, joue en la défaveur du féminisme.

La diabolisation du féminisme vient du féminisme radicale qui parlent au nom de tous féminismes. Le fait que l'émission mais aussi Mar_Lard n'aient pas expliqué les différences entre les principales formes de féminismes, participent à cette diabolisation.

Mar_Lard dit "Dans une société qui foncièrement inégalitaire, demander l'égalité c'est un extrémisme." Ok ! J'aurais bien voulu que Mar_Lard me donne une seule loi qui soit foncièrement inégalitaire. Ah oui ! J'en vois une, mais elle est en défaveur des hommes : seules les hommes sont mobilisables par l'armée en cas de guerre...

Humour sexiste

Soyons clair, je suis croire toute blague sexiste, surtout quand c'est soit-disant de l'humour de répétition. En particulier, j'ai un ami qui est particulièrement lourd avec "DTC". (Note : c'était un exemple de faux humour de répétition, pas de blague sexiste)

Je suis aussi contre l'humour sexiste quand une femme est là. Tout comme faire une blague sur les curés quand un curé est là, ni de blague sur les policiers quand un policier est présent.

Ceci dit, pour reprendre l'exemple du Dongle Gate, la féministe a entendu une conversion privée qui ne lui était pas destiné. Elle a selon moi sur-réagi : elle se prend pour la police de la pensée.

Certains reprochent une confusion entre blagues sexistes et blague sur le sexe chez les féministes.

Mais par essence (c'est à dire en opposition à la théorie des genres), le rapport au sexe et le rapport sexuel lui-même n'est pas symétrique entre un homme et une femme. Ce qui signifie que les tensions et les craintes autour de tout ça ne sont pas les mêmes pour les hommes et les femmes. L'humour utilise les craintes et les tensions pour provoquer le rire : un histoire drôle c'est une tension, suivi d'une chute soudaine qui provoque le rire. Comme les craintes sont par essence différentes, l'humour des hommes et l'humour des femmes sur le sexe ne peut pas être le même.

L'humour sur le sexe est difficilement asexué.

Duke Nukem

Oui, Duke Nukem est outrageusement machiste et ça joue entre le premier et le second degré. Non, ce produit n'est pas destiné aux femmes et c'est assumé.

Je ne conseillerai jamais ce jeu à une femme, car l'humour de ce jeu n'est pas destiné aux femmes. En fait, la véritable raison pour laquelle les femmes n'ont pas le droit de critiquer, c'est tout simplement que ce jeu est un jeu pour rire entre hommes. L'avis des femmes est connu d'avance. Mar_Lard dit juste avant qu'il y a des clubs féministes qui n'acceptent pas les hommes, ben Duke Nukem c'est la même chose.

Conclusion

L'interview permet d'avoir deux ou trois références de livres qui sont la base du féminisme de Mar_Lard.

Il est dommage que Mar_Lard soit devenue LA référence féministe des journaux.

En tout cas, Mar_Lard pointe un réel problème marketing et d'estimation de la cible de l'industrie du jeu-vidéo. Le reste de l'idéologie féministe radicale n'est pas à prendre au sérieux.

mercredi 16 octobre 2013

Le patriarcat, selon les féministes radiacales

Dans sa signification commune "patriarcat" désigne une organisation familiale ou sociale basée sur l'autorité du père ou du patriarche. (Remarquez qu'il ne s'agit pas de tous les hommes, mais seulement d'un homme désignait par la famille ou la tradition)

Les premières fois qu'on aborde les féministes et plus particulièrement les féministes radicales, on peut être surpris de la manière dont elles utilisent le terme.

Définitions

Chez une féministe de base, le patriarcat désigne une forme d’organisation sociale et juridique fondée sur la détention de l’autorité par les hommes. Cette définition est uniquement en rapport avec la loi.

Les féministes radicales ont un sens encore plus étendu, qui implique la sociologie. C'est ce côté sociologique qui m'a surpris, car je n'avais qu'une vision normale du féminisme, c'est à dire purement juridique.

Pour comprendre le concept de patriarcat avec un zeste de sociologie, il faut admettre la théorie des genres, et bien entendu renier totalement son contraire : l'essentialisme.

La théorie des genres affirme que c'est le comportement des gens envers un enfant, tout en sachant (ou supposant) son sexe qui va influencer ce qu'ils vont lui apprendre, et donc le comportement de l'enfant plus tard en tant qu'homme ou femme.

Les essentialistes affirment qu'on est par essence homme ou femme. Peu importe ce qu'on apprend, la nature reviendra au galop.

La vérité est sans doute entre les deux, mais les féministes radicales sont convaincues que seule la théorie du genre est vraie.

Dans leur logique, c'est la société qui est responsable du comportement des gens. La société dominée par l'homme apprend aux hommes et aux femmes que les hommes sont supérieurs aux femmes. C'est un phénomène inconscient. Cette société est nommé patriarcat.

C'est donc le patriarcat qui entretient le patriarcat, et qui est donc responsable de la propagation de ces idées, de génération en génération.

Le patriarcat est la source de tous les maux selon les féministes radicales.

Un moyen de briser cette boucle, est de se demander "notre société oppresse-t-elle toujours autant les femmes ?"

Droit de vote, éducation, divorce symétrique (dans certains pays seul l'homme peut décider de divorcer), garde des enfants le plus souvent obtenu par les femmes lors d'un divorce, allocation familiale, avortement décidé uniquement par les femmes, mesure des différences de salaire homme-femme, parité lors des élections (ce dernier paternalisme au moyen de quotas est-il vraiment bon ? c'est un autre débat), et j'en passe plein qui sont devenus tellement évident qu'on ne les remarque plus. Par exemple, dans certaines campagnes, les femmes mangeaient à la cuisine, et les hommes au salon. Les avancées sont indéniables !

Utilisation du concept par les féministes radicales

Selon les féministes radicales, le patriarcat est responsable de l'oppression des femmes. Le patriarcat promeut l'hétérosexualité : lesbiennes, féminisme, même combat.

Vous soutenez le patriarcat ? ce n'est pas votre faute : c'est la faute du patriarcat.

Les femmes se prostituent ? C'est la faute du patriarcat. Les hommes violent les femmes ? Patriarcat ! Les hommes battent les femmes ? Patriarcat ! Le mariage ? C'est une réservation exclusive de l'utérus d'une femme par un homme pour y implanter ses bébés ! Patriarcat !!!

Vous approuvez cet article ? Patriarcat ! Patriarcat tout partout !

Notez en passant qu'en 2005, plus de femmes battent des hommes que l'inverse. 127 000 plaintes de violences domestiques déposées par des hommes contre 47 573 plaintes déposées par les femmes. Le nombre de morts (137 femmes contre 37 hommes) s'explique par le fait que les hommes sont naturellement plus fort. Oh mais ça contredit la théorie de la culture du viol et du patriarcat, non ?

Conclusion

Maintenant vous connaissez les trois sens du mot "patriarcat".

lundi 14 octobre 2013

Mar_Lard : une féministe chez les geeks

En tant que physiologiquement mâle, cis-mâle, blanc hétéro de classe moyenne supérieur, ai-je le droit de critiquer la féministe Mar_Lard, du haut de mon patriarcat cultivant le viol rien que par le fait que j'existe ?

Je m'en fous : je suis un geek ! Je suis derrière clavier et mon écran, j'ai le teint blafard, j'ai 35 ans, je suis vierge et j'habite chez mes parents : j'attaque la bête ! (Note : tout ceci est faux. L'ironie est un trope très connu)

Alors Mar_Lard : ASV ?

Quel age as-tu ? Tu travailles ou tu veux travailler dans le monde des jeux vidéo ? Crois-tu pouvoir trouver du travail chez un grand éditeur vu le boulet que tu traines ? Désolé, de te le dire, personne n'a jamais percé quelque part en commençant tout de suite par pourfendre l’establishment (que ce soit en sexisme, économie, politique, vie professionnelle, etc).

Tu te dis féministe ? Mais quel féminisme ? Qui sont tes inspiratrices(eurs) ? Le féminisme radicale qui nous revient des USA est-il un modèle pour toi ?

Autant de questions qu'un journaliste sérieux devrait te poser. Aucun journaliste ne pose ces questions...

Internet : le royaume des trolls

Bienvenue sur Internet : le royaume de troll, des memes et du tout à l'égout. Il y a de tout sur Internet, mais surtout tout le reste. Fais donc très attention, tu vas trouver "de nombreux exemples susceptibles de choquer : images d’une grande violence ou sexuellement explicites, insultes et propos à caractère fortement sexiste/homophobe/raciste, menaces de violences sexuelles et autres."

Oui, ce qui est entre guillemets, ci-dessus, vient de ton article. Je vois que bon nombre de tes exemples (et memes) viennent de reddit et 4chan : tu peux y trouver des choses intéressantes, mais ces sites ont aussi des sections réservées à tout ce qui est extrême basé sur le voyeurisme. Ce sont les trolls.

Les trolls n'ont qu'un but : faire rager les gens pour qu'ils sur-réagissent et écrivent des messages incendiaires dans les forums. Les longs fils de discussion sont leurs trophées.

Ben tu sais quoi ? Tu as écrit un message de 100 pages en piochant des exemples de 4chan et reddit. Purée, comme ils ont dû pisser de rire en voyant la longueur de ton article !

Pourquoi tant de haine envers les hétéro blanc mâle ?

Ah ! Le patriarcat ! Si seulement ce complot existait. Tu cites une trentaine de fois "hétéro". D'ailleurs, je crois que "cis-hétéro" est incorrect (ou il faudrait que tu le définisses). "Cis-mâle" désigne quelqu'un est né physiologiquement mâle et qui se définit lui-même ainsi.

Tu vois partout les traces du patriarcat ? Et pourquoi n'y vois-tu les traces des publicitaires qui formatent le goût de la population dans le but de vendre à grande échelle une unique marchandise produite à la chaine ? Si tout le monde a les mêmes goûts, les mêmes idées, les mêmes orientations sexuelles, c'est plus facile de vendre la même chose à tout le monde, non ?

Quand tu as découvert le concept du "patriarcat", ta vision du monde s'est-elle élargie ou focalisée sur un unique problème ?

Par ailleurs tu parles souvent du club des hommes duquel toutes les femmes sont interdites. Comment dire : si ton but est d'entrer dans un club de garçon par la force, puis d'ensuite de dire que c'est mal, il y a des posters de playmates sur tous les mûrs, es-tu sûre que le problème vienne des hommes ?

Ceci dit, il n'y a pas de complot pour exclure les femmes du jeu-vidéo. Beaucoup de jeux sont asexués ou proposent des avatars féminins.

Le fait que beaucoup de personnages centraux soient des hommes se constate aussi dans le cinéma, les livres et les séries télévisées. Ce n'est pas une raison de ne pas s'attaquer au problème, certes, mais ce ne sont pas les jeux-vidéo qui en sont la cause.

Communauté ? Quelle communauté ?

58% de la population joue au jeux-vidéo. Je ne sais pas à quelle taille s'applique le mot communauté, mais une proportion aussi grande de la population me paraît peu communautaire. Vu la quantité de personnes, il me paraît évidant qu'il y aura assez peu de sélection. Attends-toi à trouver des racistes, des sexistes, des homophobes, des pédophiles, des poseurs des bombes, des nazis, et même pire des féministes, des machistes et des cons !

Le pied dans la porte

Ton article propose une succession d'exemples. Les premiers sont incontestablement scandaleux. Par contre les derniers sont plus que limite.

Cette technique de montée en charge est appelée le pied dans la porte. Le but est de faire accepter la première affirmation, puis de pousser un petit peu plus loin la limite de ce qui est accepté dans les affirmations suivantes.

Un moyen de détecter cela, est de commencer par la fin de l'article. L'exemple du T-shirt que je présente plus bas est flagrant ! Si j'avais voulu caricaturer les féministes, je n'aurais pas fait mieux !

Une succession de cas isolés

L'inconvénient d'avoir choisi d'utiliser une succession d'exemples pour illustrer tes propos, c'est que je peux aligner autant de contre-exemple. Je n'en donnerai pas entre autre pour la raison qui suit.

Féminisme : nous n'avons pas le même sens des valeurs

Ton féminisme n'est pas celui de Simone de Beauvoir, et n'est certainement pas le mien.

Le fait est que les soit-disantes "féministes" modernes sont une arnaques : au lieu de chercher à promouvoir l'égalité des sexes, elles cherchent à promouvoir la supériorité des femmes. Leur méthode est de dénigrer toutes les valeurs "mâles". Ce n'est pas moi qui le dis, c'est une femme féministe, elle aussi !

L'exemple du T-shirt

Tu nous donnes comme exemple, ce T-shirt dans ce tweet. Tu ne dénonces pas son sexisme, mais son "immaturité".


Le texte est un faux script shell qui dit : "Qui est là ? Sélectionner les blond(e)s. Proposer un rendez-vous. Si oui aller à la maison. Se défaire les fermetures éclaires. Se toucher. Se déshabiller. Doigter. Monter. "Oui". Démonter. Se laver. Fin du "si". Dans tous les cas dormir.

Dans les commentaires du tweet, une personne fait remarquer que le script ne fait pas de sélection sur le sexe et qu'il peut se retrouver avec un homme, tandis qu'une autre affirme que c'est sexiste (Quoi !? Pour rappel être sexiste, c'est faire une discrimination basée sur le sexe)

Il s'agit de la description de drague suivi de sexe : comment cela peut-il être sexiste ? Ah oui, selon les théories les plus radicales, dire que l'on préfère les blondes, c'est du sexisme et de la "culture du viol". En quoi, oser faire le constat sur soi-même que l'on préfère les brunes ou les blondes ou constater que ça n'a aucune importance, fait partie de la culture du viol ?

En définitif, les féministes radicales passent pour des femmes qui n'aiment pas le sexe, car elle s'offusque de n'importe quelle histoire drôle qui leur rappelle que les hommes baisent avec les femmes (et vice-versa) : ne vous étonnez pas que les féministes radicales se fassent traiter de frigides ou de gouines.

Pour bien comprendre les féministes radicales, il faut savoir qu'elles n'admettent pas qu'on tourne en dérision tout ce qu'elle juge sexiste. Même toi Mar_Lard, tu n'as pas aimé que le Vinvinteur englobe ton interview dans un format humoristique, et devine quoi : le Vinvinteur n'a pas compris de quoi tu t'offusquais. Ben tu sais quoi : ce quiproquo a été un bon moment de rire pour moi.

Le message sur le forum de Bioware

Un joueur pousse un grand coup de gueule parce que Dragon Age 2 est excessivement gay, et tu trouves que le mâle hétéro qu'il est a le sentiment que tout lui est dû. Autant, je comprends quand tu critiques le fait que les jeux oublient que 50% des joueurs sont des joueuses (sur ce point, nous sommes d'accord). Mais là, il s'agit d'un jeu qui n'est exclusivement destiné qu'à 1% de la population. C'est l'excès inverse !

En France, 0,5% des femmes et 1,1% des hommes se définissent comme homosexuels. Les magazines et les associations homosexuels aiment bien grossir ce nombre en posant des questions telles que "avez-vous une fois dans votre vie été attiré(e) par une personne du même sexe ?".

Donc oui : Dragon Age 2 est clairement un jeu à destination de 1% de la population des joueurs. C'est scandaleux de ne pas être informé de l'orientation sexuelle du jeu, car il n'est pas normal qu'un produit en apparence destiné à un large public impose des pratiques de drague et sexuelles qui révulsent la majorité de la population. De plus Dragon Age 2 est la suite de Dragon Age : le joueur se sent effectivement trahi car il y a eu un changement majeur entre les deux jeux.

Mais par dessus tout, quel est le rapport avec le sexisme ? Tu mélanges "féminisme" et défense des homosexuels.

La chevalerie sur 4chan

4chan est un repère de trolls. Leur but est de d'écrire de manière à ce que celui qui leur réponde fasse plus de texte qu'eux.

Les trolls te remercient d'avoir joué leur jeu.

Anita Sarkeezan : l'arnaqueuse féministe

Tu prends en exemple Anita Sarkeesian et le fait qu'elle a subi les foudres des machistes mâles (forcément hétéro).

Anita a en gros, levé 158 922 dollars, sur la promesse de faire des "recherches académiques" sur le sexisme dans les jeux-vidéo.

Je décris dans d'autres articles pourquoi Anita Sarkeesian est une arnaque intellectuelle.

En particulier, il y a de forts soupçons qu'elle ait organisé ces attaques contre elle-même pour se victimiser et récolter plus d'argent. Quant à ses "recherches académiques" elles ont consisté à regarder sur Youtube des vidéos de personnes jouant, et à les monter dans sa propre vidéo. En fait son travail "académique" n'a aucune référence, ce qui n'est pas académique du tout.

Le rejet d'une personne n'est pas forcément lié à son sexe

Je sais bien que le féminisme radicale veut absolument défendre TOUTES les femmes contre les hommes (combien même certaines femmes peuvent faire de choses horribles : mais les féministes radicales sont dans le déni sur ce point-là). Ce n'est pas parce qu'une personne se fait insulter, notamment à base d'insultes sexiste, que c'est cette personne en tant que femme qui est visée, ni même que l'ensemble des femmes est ainsi visé.

Une femme peut se faire insulter pour elle seulement. Mar_Lard, tu prends l'exemple de Jennifer Helper qui travaille chez Bioware. Comme nous l'avons vu plus haut, de base, Bioware n'est pas très apprécié à cause de Dragon Age 2. Mais en plus, les détracteurs ont déterré une interview où l'une de scénaristes de ce jeu répond à la question "quel est ce que vous aimez le moins dans cette industrie ?"

La réponse est "jouer aux jeux-vidéo". (Et elle explique qu'elle n'a aucune coordination des mouvements et de la vue, elle n'aime pas la stratégie, les combats, gérer un inventaire, et ne sait pas lire une carte)

Et encore, les premières insultes ne sont même pas basées sur son sexe. (Tu les as toi-même traduit Mar_Lard !) C'est effectivement dommage qu'une simple employée de Bioware se prenne toute la haine qui à la base visait de mauvais choix de Bioware sur leur jeu.

Fat Princess

Les féministes radicales (dont Anita Sarkeezian) commettent l'exploit de critiquer un concept (en l’occurrence, l'usage récurent de la princesse en danger), mais de trouver intolérable le fait que quelqu'un puisse s'en moquer, comme dans le jeu Fat Princess.

Ce n'est pas très "blog", mais là je lève les yeux au ciel. J'ai déjà parlé de l'humour et des féministes radicales, donc passons à la suite.

Joystick

Bravo, Mar_Lard, tu as tiré sur l'ambulance qui est allée dans le fossé. Joystick a toujours été un magazine pour ados mâles : ils n'ont jamais changé de cible. C'est d'ailleurs un reproche à leur faire : ils n'ont jamais grandi avec leur public. Mais en plus, ils n'ont jamais élargi leur cible en incluant les femmes, mais ça, c'est un reproche que nous pouvons faire à TOUS les magazines spécialisés !

A l'âge d'internet, reposer sa base du lectorat d'un magazine papier sur une moitié des ados qui sont tous connectés h24 à Internet et ont donc accès gratuitement à toute l'information spécialisée, est quelque peu... suicidaire commercialement parlant. De toute façon, le marché libre a jugé, et Joystick est mort. Vive Joystick !

Conclusion

Mar_Lard, j'espère que ton article aura pu faire prendre conscience à certains dinosaures qu'effectivement la moitié des joueurs sont des joueuses.

Mais j'espère qu'il se rendront aussi compte que le féminisme radicale n'est pas du féminisme, et qu'il n'est pas majoritaire, même chez les féministes : ce sont simplement celles qui gueulent le plus souvent, c'est tout.

Comment y remédier ?

Fais donc preuve de plus de discernement dans tes exemples, élargis ta vision et appuie-toi sur des études sérieuses et pas des pseudo-études féministes (qui par exemple concluent que un quart des femmes se sont faites violer dans leur vie, ce qui est un énorme mensonge) : rien n'est totalement blanc ni noir.

jeudi 10 octobre 2013

Vous êtes en faveur du viol, si... vous êtes un homme (homo ou hétéro) !

L'article en anglais nommé A Man Is a Rape-Supporter If… du blog Eve Bit First est tellement énorme qu'il mérite une traduction en français pour que vous puissiez juger par vous même.


Un homme est en faveur du viol, si...

Voici un guide pratique pour les femmes qui côtoient des hommes. J'ai récemment reçu un tas de commentaires d'hommes qui disaient qu'ils n'étaient pas en faveur du viol, parce qu'il (1) n'ont jamais "violer" une femme et/ou (2) sont gays. Si vous voyez régulièrement un homme qui proclame être anti-viol, vérifiez ce qu'il entend par là.

Un homme est en faveur du viol, si...

  • il s'est un jour sexuellement engagé avec n'importe quelle femme alors qu'elle était mineure, saoule, droguée, physiquement retenue, inconsciente, ou sujette à une coercition psychologique, physique, économique, ou émotionnel
  • il défend l'actuelle définition légale du viol et/ou s'oppose à faire du consentement une défense.
  • il a accusé une victime de viol d'avoir le "remord de l'acheteur" ou d'en vouloir à l'argent de l'homme
  • il a reproché à une femme de "se mettre elle-même dans une situation" ou elle "pourrait être" attaquée
  • il s'est procuré une prostituée
  • il caractérise la prostitution comme un "choix" de "travail" "légitime" ou défend les hommes qui achète les prostitués
  • il a un jour révélé qu'il conçoit le sexe comme fondamentalement transactionnel
  • il a été dans une boîte à strip-tease
  • il est contre l'avortement
  • il est pour le choix à l'avortement car il croit que l'accès à l'avortement rendra les femmes plus disponibles sexuellement
  • il ramène les discussions sur la pornographie à une question de "liberté d'expression"
  • il regarde de la pornographie dans lesquels des femmes sont représentées
  • il regarde de la pornographie dans lesquels les actes sexuels sont présentés comme une lutte de pouvoir ou une domination, combien même il n'y a pas de femme
  • il caractérise le comportement d'auto-sexualisation de certaines femmes, tel que porter du maquillage ou des talons hauts, comme une preuve du désire des femme à "avoir" un homme
  • il raconte ou rit à des blagues impliquant des femmes qui sont attaquées, sexuellement "bernée", ou harcelées sexuellement
  • il exprime de la joie en regardant des films/comédies musicales/séries télévisées/téléfilm/pièces dans lesquels des femmes sont sexuellement rabaissée ou présentée comme des objets sexuels
  • il se moque des femmes qui se plaignent des attaques sexuels, du harcèlement sexuel, les garçons qui sifflent les filles, la représentation des femmes dans les media, ou les autres formes de chosification sexuelle
  • il est en faveur de la "libération" sexuelle et proclame que les femmes auraient plus de sexe avec (plus d') hommes si la société ne les "inhiber" pas
  • il affirme ou sous-entend que les femmes qui ne veulent pas avoir de sexe avec un homme sont "inhibée", "prude", "coincé", "misogyne", ou psychologiquement malade
  • il argumente que certains comportements mâles envers les femmes sont "culturel" et donc ne sont pas des sujets légitimes de l'attention des féministes
  • il a un jour subordonné les intérêts d'une femme d'une population donnée aux intérêts des hommes de cette population, ou agit dans des discussions comme si les intérêts des femmes sont les mêmes que les intérêts des hommes
  • il promeut des points de vue religieux ou philosophiques dans lesquels le bien-être physique/psychologique/émotionel/sexuel d'une femme est subordonné à celui de l'homme
  • il décrit l'anatomie femelle en termes de pénétration, ou utilise des termes qui se rapporte au "vide" de l'anatomie femelle quand il décrit la femme
  • il défend la violence physique envers les femmes sur la base du “consentement”
  • il défend la sexualisation ou les abus sexuel de filles mineures sur la base du “consentement” et de la "volonté"
  • il promeut l'idée que les femmes en tant que classe sont plus heureuse ou plus comblées si elles ont des enfants, ou qu'elles "devraient" avoir des enfants
  • il argumente que les gens (ou seulement les "hommes") ont des "besoins" sexuels
  • il discute du "type" de femmes qu'il trouve sexuellement attirantes et/ou tente d'humilier une femmes en lui disant qu'il ne la trouve pas sexuellement attirante
  • il chosifie sexuellement des lesbiennes ou des activités sexuelles de lesbiennes
  • il défend ces agissements en disant que certaines femmes le font aussi

Alors, voyons combien de femmes qui lisent ceci, connaissent un seul homme de plus de 18 ans qui ne rentre pas dans cette liste. Quelqu'une ?


Remarques

Les termes utilisés pour la pornographie permet d'inclure toutes les représentations, même les dessins, les sculptures, etc.

Remarquez bien que seuls les hommes peuvent être en faveur viol. Par exemple, une femme qui est contre l'avortement, est-elle considérée comme étant en faveur du viol ?

Dans la phrase "proclame que les femmes auraient plus de sexe avec (plus d') hommes", le "plus" est entre parenthèses. Ce qui signifie, que selon l'auteure, les hommes n'ont pas de relations sexuelles avec les femmes ?!

Un homme ne doit regarder que de la pornographie entre mâles, selon l'auteure. Par contre, selon les deux derniers critères, ce n'est pas parce qu'une femme regarde de la pornographie entre femmes, qu'un homme a le droit de le faire.

La phrase suivante est dure à comprendre : "il chosifie sexuellement des lesbiennes ou des activités sexuelles de lesbiennes". De base "chosifier" est un concept qui peut s'appliquer à n'importe quelles personnes ou animaux. Quand je dis "un journal vend son lectorat à ses annonceurs", je viens de chosifier les lecteurs d'un journal. "Chosifier" signifie aussi qu'on ne tient pas compte des sentiments de la personne. Les concepts tels que "le coup d'un soir" et les "sex-friend" sont ce genre de chosification où les sentiments du partenaire n'est pas en ligne de compte. Donc le fait d'être excité par la vue de deux lesbiennes qui s'embrassent, sans s'occuper des sentiments des deux femmes, c'est être pour le viol... Sauf que je ne connais aucun homme hétérosexuel qui ne soit pas excité à la vue de deux femmes qui s'embrassent.

Il est toujours amusant de constater que celles qui brandissent des pancartes "ne me dites pas d'apprendre à ma fille comment elle doit s'habiller, mais apprenez à votre fils à ne pas violer", sont elles-même habiller comme des sacs. Il s'agit d'un problème qui ne les concerne pas. Quand elle dit "il caractérise le comportement d'auto-sexualisation de certaines femmes, tel que porter du maquillage ou des talons hauts, comme une preuve du désire des femme à avoir un homme", les mot "certaines" est visiblement là pour mettre de la distance entre ces femmes-là et l'auteure. Elle n'est donc pas concernée. Comment peut-elle juger que ces femmes ne le font pas pour être séduisantes envers les hommes, vu qu'elle montre par ailleurs qu'elle semble avoir des orientations homosexuelles et plus ou moins détester les hommes ?

Les féministes radicales de cet acabit ont une telle haine de l'homme, qu'elles les considèrent tous comme des violeurs. Elles veulent élargir la définition du viol de manière à ce que même la victime ne puisse pas déterminer elle-même si elle a été violée. Si on pousse une telle logique jusqu'au bout, tout rapport sexuel entre un homme et une femme est un viol !

La phrase de conclusion est équivoque : elle défit ses lectrices de trouver un seul homme qui ne soit pas dans cette liste ! Ça démontre rien qu'en soit l'hypocrisie du mouvement des féministes radicales, qui n'est qu'un mouvement de misandres qui se cachent sous la noble étiquette du féminisme.

Conclusion

Pour faire intelligent, je termine par une citation :

Deux choses sont infinies: l'univers et la bêtise humaine, en ce qui concerne l'univers, je n'en ai pas acquis la certitude absolue.
Alberta Einstein, physicienne théorique, détentrice d'un Prix de Madame Nobel de physique en 1921